L’histoire …

Savez-vous que ce village a toute une histoire ,longue de plusieurs siècles . 

Il était une fois un comte de Provence,qui voulait asseoir son autorité et fit d’un village haut perché un bastion et une seigneurie.

Le plus vieux témoin de cette époque est la petite église romane, de style provençal, qui a résisté depuis le XIIIe siècle aux successions d’étés brûlants et d’hiver rudes, d’orages et de sécheresses, aux passages de troupeaux.la place Aux coins de la place, deux grandes maisons patriciennes dont l’une a été la maison claustrale; un peu en dessous, l’emplacement du vieux château. Et de siècle en siècle, des maisons, toutes faites de mêmes pierres grises.

Peyresq, au fil des ans, a vu se succéder les régimes et les maîtres.

Les habitants du village gardaient les troupeaux et cultivaient la terre. Vous pourrez encore voir des vestiges de culture en terrasses le long des flancs des montagnes qui entourent Peyresq. Et des creux de rocher qui servaient d’étables.

Ils ont vu disparaître les mélèzes, abattus pour construire des bateaux sur des mers qu’ils ne verraient jamais. Ils ont utilisé des noyers pour construire et sculpter leurs propres meubles, les chaises avec lesquelles ils se déplaçaient aux veillées. Ils ont mangé les marmottes, alors nombreuses dans les montagnes. Ils ont fait des fromages. La vie était sans doute bien plus rude que dans la vallée d’Annot. Mais le village vivait.

Un jour, la vie a basculé. La guerre de 1914, dite la Grande Guerre, a dépeuplé le village. Six jeunes gens ont disparu, qui n’assureraient plus la relève en haut de la montagne, qui ne construiraient plus les charpentes écrasées par l’orage et la tempête, qui ne consolideraient plus les murs, qui n’épouseraient pas les filles qui les attendaient.

Six noms sur le monument aux morts.

Et le village a glissé vers l’oubli, les toits ont mal résisté, les murs ont croulés…

 

 » Par d’autre devenir
qu’un amas de décombres
et le même avenir
qu’un navire qui sombre
lentement. « 

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